Trade tiff puts Canada's economy in peril

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Trade tiff puts Canada

VERSION FRANÇAISE

A global trade war resulting from the United States' escalating protectionist stance would negatively impact the economy of Canada.

An analysis by Scotiabank said Canada's economy would deflate by as much as 1.8% should the U.S. cut all trade ties with its partners and impose tariffs that average out at 20%.

Scotiabank chief economist Brett House said a ramp-up in protectionism in the U.S. would result in a negative impact on the growth of other players in the North American Free Trade Agreement (NAFTA).

Scotiabank analysed several different scenarios that can play out and its impact on Canada. The first scenario illustrates what would happen when NAFTA lapses and 3.8% most-favoured nation (MFN) tariffs are imposed across the board.

"The switch to a 3.8% MFN rate in its trade with the US shaves 0.2 ppts off Canadian GDP growth relative to our baseline forecast in 2019, and 0.4 ppts off growth in 2020—the point at which the impact on growth is most severe," House said.

Meanwhile, if NAFTA talks extend past second quarter of 2019 and the U.S. imposes tariffs on steel, aluminum, and autos, Canada would realize 0.2 percentage point loss from its GDP growth.

On the other hand, if the U.S. commences a global trade war by imposing an average of 20% tariff across the board, the latter would likely realize a 1.8% decline in economic output by 2020, marking Canada' first annual GDP contraction since 2009.

"As shown in our scenarios, the U.S. is affected the least of the three countries under disruptions to NAFTA, but it would pay a hefty price if it takes on extreme protectionist measures with the rest of the world," House said.

Earlier this month, the U.S. has already started imposing tariffs on steel and aluminum imports. There are also plans that it could also place duties on automobiles.

This stoked the ire of other nations, which imposed tariffs of their own in retaliation. Most notably, Canada imposed additional tariffs on a wide variety of food products and household goods.

"However, if the US adds tariffs on autos and parts to pressure its NAFTA partners towards a deal, and Canada and Mexico retaliate, certain regional economies across the continent that are highly dependent on the auto sector may be damaged much more than the national-level projections in these scenarios imply," House said.

He added: "A U.S. move to impose Section 232 tariffs on Canadian and Mexican autos would almost certainly imply identical tariffs on other industrialized countries’ auto exports, which would likely set off a more wide-ranging international trade war."

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Le conflit commercial met l’économie canadienne en péril
Le Canada pourrait voir la première réduction de son PIB annuel depuis 2009 si le pire se produit

Un conflit commercial mondial résultant du protectionnisme croissant des États-Unis aurait un impact négatif sur l’économie du Canada.

Une analyse effectuée par la Banque Scotia soutient que l’économie canadienne connaîtrait une baisse allant jusqu’à 1,8 % si les États-Unis décidaient de couper tous les liens avec leurs partenaires de commerce et leur imposaient des tarifs douaniers de 20 % en moyenne.

Brett House, économiste en chef de la Banque Scotia, a dit qu’une montée en puissance du protectionnisme aux États-Unis se traduirait par un impact négatif sur la croissance des autres acteurs de l’accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

La Banque Scotia a analysé plusieurs scénarios différents et leur impact au Canada. Le premier scénario illustre ce qui se passerait si l’accord de l’ALENA prenait fin et qu’un tarif de 3,8 % à la nation la plus favorisée (NPF) était imposé dans tous les domaines.

« Le passage à un taux NPF de 3,8 % dans les échanges commerciaux avec les États-Unis diminuerait de 0,2 ppt la croissance du PIB canadien par rapport à nos prévisions de 2019 et de 0,4 ppt hors croissance en 2020 où l’impact sur la croissance serait plus important », a dit House.

Entre temps, si les négociations de l’ALENA s’étendaient au-delà du deuxième trimestre de 2019 et que les États-Unis imposaient des tarifs douaniers sur l’acier, l’aluminium et l’auto, le Canada connaîtrait une perte de 0,2 point du pourcentage sur la croissance de son PIB.

En revanche, si les États-Unis commencent une guerre commerciale mondiale en imposant des tarifs d’environ 20 % dans tous les domaines, ils connaîtront probablement une baisse de 1,8 % sur leur production économique d’ici 2020, marquant une première décroissance du PIB canadien annuel depuis 2009.

« Comme indiqué dans nos scénarios, les États-Unis sont le moins affectés des trois pays dans la rupture de l’accord de l’ALENA, mais ils paieraient un lourd prix s’ils prenaient des mesures protectionnistes extrêmes avec le reste du monde », a mentionné House.

Plus tôt au cours du mois, les États-Unis avaient déjà commencé à imposer des tarifs douaniers sur les importations d’acier et d’aluminium. Il y a également des projets pour imposer des tarifs sur les automobiles.

Cela a éveillé l’ire d’autres nations qui ont imposé des tarifs en représailles. Notamment, le Canada a imposé des droits de douane supplémentaires sur une grande variété de produits alimentaires et ménagers.

« Toutefois, si les États-Unis ajoutent des tarifs sur les automobiles et les pièces automobiles pour faire pression sur les partenaires de l’ALENA pour obtenir un accord, et que le Canada et le Mexique ripostent, certaines économies régionales dans le continent, qui dépendent fortement du secteur de l’automobile, peuvent subir plus de dommages que les projections au niveau national l’indiquent dans ces scénarios », a déclaré House.

Il ajoute que : « Une décision des États-Unis d’imposer les tarifs de l’article 232 sur l’industrie automobile canadienne et mexicaine signifierait presque certainement que des tarifs identiques seront imposés sur les exportations automobiles d’autres pays industrialisés, ce qui déclencherait probablement une guerre commerciale internationale plus importante. »